À l’heure des grandes transitions écologiques, sociales et démographiques, le travail social s’impose comme un levier essentiel pour prévenir les fractures sociales et accompagner les populations les plus vulnérables. Pourtant, la formation de ces professionnel·les reste encore insuffisamment reconnue et soutenue dans de nombreux pays.
La note de synthèse « Question de développement » n° 103, publiée par l’AFD en février 2026, analyse les enjeux cruciaux de la professionnalisation du secteur. S’appuyant sur des études de cas (Éthiopie, Sénégal, Madagascar, République du Congo, Équateur), ce document met en lumière les défis et les leviers pour renforcer ces formations, conditions clés d’un développement humain durable.
Les points clés de la synthèse :
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Un maillon essentiel mais négligé : Malgré l’importance des politiques de protection sociale, la formation initiale et continue des travailleur·euses sociaux reste souvent fragile dans les pays à revenu faible et intermédiaire.
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Des défis structurels : L’hétérogénéité des standards, la faiblesse de l’offre de formation et le manque de reconnaissance statutaire freinent l’efficacité des interventions sociales.
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Des enjeux contemporains : Les futurs cursus doivent intégrer des thématiques transversales telles que le « travail social vert », les migrations et l’approche intersectionnelle du genre.
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Six pistes d’action : Pour bâtir les systèmes de demain, l’étude préconise notamment la définition de stratégies nationales intégrées, le renforcement de l’alternance théorie-pratique et la diversification de l’offre (formation hybride ou à distance).





