La Fédération Nationale d’Éducation et de Promotion de la Santé (Fnes) exprime sa vive inquiétude suite aux annonces du Premier Ministre concernant la « réforme structurelle » du système de santé. Ce projet prévoit une nouvelle répartition des missions entre les ARS, les Départements et les Préfectures, mais occulte un pilier fondamental : la promotion de la santé et la prévention.
Un contresens face aux enjeux de santé publique
Pour la Fédération, cette absence est d’autant plus alarmante que tous les indicateurs de santé sont au rouge. Les inégalités sociales de santé s’aggravent et les données scientifiques confirment pourtant que la prévention est le levier le plus efficace pour améliorer la santé de la population.
Des alertes institutionnelles ignorées
La Fnes rappelle que cette orientation contredit les rapports les plus récents :
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L’Assurance Maladie (CNAM) affirme que rien ne sera possible sans une « mobilisation massive en faveur de la prévention », cause majeure de la décennie.
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Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) souligne l’urgence d’agir sur les environnements sociaux et écologiques pour protéger les citoyen·ne·s.
L’appel de la Fédération
Bien que la volonté de décentraliser le pouvoir soit entendable, elle ne doit pas sacrifier les rouages essentiels de notre système de santé. Effacer la prévention du projet de réforme risque de plonger les populations les plus fragiles dans une précarité sanitaire sans précédent.
En relayant cette alerte, nous demandons avec la Fnes que la santé des populations soit replacée au centre des décisions politiques. Il est encore possible de corriger cette trajectoire.
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